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Souper version 1237
Ce vendredi 4 décembre, la soirée commença à l'Ostal Sirventés où le maître-enlumineur Jean-Louis Gasc présenta une série de ses œuvres dédiées au château de Montségur dont il conta l'édification, le rôle majeur pour les Bons Hommes et les Bonnes Femmes, puis la marche vers le drame de 1244. Son récit entretint les conversations autour de quelques coupes d'hypocras http://www.domaineducardona.com
Mais le souper d'inspiration médiévale qui suivit nous amena au 37 et même en 1237 où, dans le bourg de la Trivalle, les habitats attendaient le retour de Trencavel Junior pour reprendre les terres expoliées par les Francimands. La taverne servait de repère aux partisans du vicomte qui y emmagasinaient des forces en vue du grand jour. Ce soir-là, le maître-tavernier Beneset leur avait concocté un menu des plus savoureux.
Le repas s'ouvrit par une pinte de vin cuit chaud aux épices. De larges tranches de pain de campagne et une salade frisée à l'ail accompagnèrent une terrine de sanglier aux noisettes. Puis apparut le plat central de la soirée : un civet de lapin au vin et au verjus bio des Corbières, rehaussé de cannelle et de gingembre, servi avec une fricassée de fèves et de panais (ou de carottes : la chronique est peu précise sur ce point). Une pomme rôtie (pour chaque convive) au confit d'abricot sur un pain d'épices au miel ajouta ses notes sucrées à la ripaille. La tenancière Pascale délesta de quelques écus les ripailleurs avant de précipiter un retour au 21ème siècle en proposant… des cafés.
E lo cronicaire ajusta : « aquel ser d'ivèrn de 1237, al 37, moriguèrem pas de set ». Effectivement, personne n'est mort de soif !
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