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SASINA DEL CONSELH CONSTITUCIONAL

25 Avril 2021 , Rédigé par Mirelha

SASINA DEL CONSELH CONSTITUCIONAL

 

Es malurosament sens suspresa qu'avèm apresa la sasina del Conselh Constitucional per un seissantenat de deputats de la majoritat En marcha, butats pel ministre de l'Educacion, aprèp l'adopcion per l'Amassada nacionala de la lei per la proteccion patrimoniala de las lengas regionalas e lor promocion.

La nauta autoritat dispausa de tres meses per rendre son verdicte : validar lo tèxte dins son entièr o invalidar unes articles.

Los promotors de la lei e las associacions occitanas esperan que l'instància constitucionala sauprà rebutar lo recors per respondre atal al vòte clar dels parlamentaris e a la larja demanda populara formulada per sortir França de son agach fregeluc e despassat sus l'expression de las lengas de França e sus la biodiversitat culturala.

L'IEO-Aude convida aderentas e aderents, amigas e amics de s'associar a las accions que mancarà pas de metre en plaça lo Collectiu Per Que Visquen Nòstras Lengas.

 

* Un Als 4 Vents sus la lei Molac

• Sus RCF-Pays d’Aude :

- Als 4 Vents : cada setmana, una emission occitana de 25 minutas : lo diluns, 11h30 ; redifusion : dimars, 19h30 sus RCF-Pays d’Aude : Carcassona : 103 ; Castèlnau d’Ari : 89,3 ; Lesinhan : 103 ; Limós 87,7 ; Narbona : 98,2 : St-Peire de la Mar : 98,2 ;

o mercé a https://rcf.fr/programmes/programme/RCF11

Emission de tornar trapar en podcast :https://rcf.fr/vie-quotidienne/als-4-vents

Aqueste diluns 26/04 : Lo vòte del dijòus 8 d’abril

- Rendut-compte de la jornada

- Communiqué de Paul Molac

- Reaccions d’Occitania al vòte de la lei.

- Illustracions musicalas en : breton (Gavoten Paul Molac), basc (Hegoak, per Vox Bigerri), còrse (Parlemu corsu), catalan (Maria del Mar Bonet) e occitan (La Talvera).

- L’emission es represa sus Ràdio-Lenga d’Òc-Narbona : lengadoc.eu

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P
A lire et diffuser largement :<br /> Lettre ouverte à M. le Président du Conseil Constitutionnel<br /> <br /> Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, Monsieur Fabius,<br /> Le 8 avril dernier, l’Assemblée Nationale de notre pays votait à une très large majorité la loi dite Molac, relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion. Le 22 avril, nous apprenions qu’au moins soixante députés avaient saisi l’institution que vous présidez pour contester la constitutionnalité de cette loi.<br /> Je ne saurais argumenter sur la légalité d’un texte de proposition de loi, sur sa conformité à la constitution : je n’en ai ni les compétences, ni l’autorité. Mais, être humain, citoyen du monde et citoyen français, j’estime qu’il est non seulement de mon droit, mais de mon devoir, de rester vigilent sur la légitimité profonde des décisions qui peuvent être prises au nom et pour le compte des citoyens. La loi est la loi… avec ses failles, ses atermoiements, ses obsolescences. Mais au-delà des écrits périssables qui l’édictent, il y a quelque chose de plus profond et de plus haut : l’humain, le droit de chaque humain et de chaque culture faisant l’humain au respect, au bonheur et la vie.<br /> Vous connaissez sans doute mieux que moi l’Histoire de France. Et quiconque considère cette Histoire avec objectivité et honnêteté ne saurait nier qu’elle comporte ses zones obscures, ses motifs de honte, que l’on s’ingénie souvent à cacher. La façon dont, au fil des siècles, furent traitées les langues et les cultures de nos régions, ces régions de l’Hexagone ou au-delà des mers qui font la France d’aujourd’hui, occupe une place particulièrement douloureuse pour des millions d’entre nous, parmi ces zones obscures et ces motifs de honte. Justement parce que la France, qui dans le même temps proclamait, en s’éclairant des philosophes du XVIIIe siècle, les hautes valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et des Droits de l’Homme, la France reniait dans les faits ces valeurs pour tant et tant de citoyens de la Bretagne à la Corse, des Antilles à l’Occitanie, du Pays Basque à l’Alsace… Le France reniait, et renie encore si souvent, le droit au respect et à la vie des langues et des cultures qui font l’étoffe même du pays, qui apportent la part nécessaire de bonheur que seules des racines vigoureuses peuvent donner.<br /> La loi portée par Paul Molac allume, après des siècles, l’espoir nouveau que nous, objets des humiliations de générations de dirigeants formés dans un même moule jacobin, puissions enfin respirer un air qui ne nous étouffe plus. Et notre souhait le plus profond est que le Conseil Constitutionnel regarde cette loi comme cette source d’espoir, de respect, de bonheur et de vie.<br /> Vous, monsieur Fabius, avez grandi et évolué dans un Paris des élites. Vous avez pu observer de près ces milieux où le mépris de tout ce qui n’est pas parisien tient lieu d’un humour facile, et où ceux qui osent défendre la juste cause de leurs cultures et de leurs langues ancestrales font figure d’épouvantails – certes plus ridicules et naïfs que dangereux – dénoncés comme autant de menaces pour l’intégrité de de la Nation, l’avenir de la République, la santé de Marianne… oui, cette Marianne née à Puylaurens dans le Tarn et dont le père, l’humble cordonnier Guillaume Lavabre, chanta la guérison, en « patois » occitan, en 1792. Alors, puisque vous savez ce qu’est cet état d’esprit dont nous sommes tant à souffrir, ce qu’il a d’odieux et d’injustifiable, et puisque vous comprenez sans nul doute que les langues et cultures régionales ne sont pas un danger pour la France mais une richesse, que le plurilinguisme est une ouverture et une chance pour notre jeunesse, que rendre les citoyens plus fiers de leurs racines, de leur terre culturelle, singulière et partagée avec tous dans la solidarité et l’humanisme, est une force féconde, je vous demande humblement, au moment d’examiner cette loi avec toute la rigueur intellectuelle qui s’impose, de garder à l’esprit et au cœur les aspirations depuis toujours dédaignées de ceux dont je crois porter ici la voix.<br /> Philippe Pratx
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